Évolution de la situation des deux salles de cinéma

En mai 2010, un accord tripartite est signé entre l’Evêché, la Mairie de Gap et la Conférence Jeanne d’Arc qui proroge l’exploitation de ces deux salles sur leur site d’origine jusqu’en mai 2011. En l’absence de proposition d’achat, cette convention a été prolongée pour une durée de un an renouvelable.

Début 2012, face à l'absence de proposition d'achat de l'ensemble des bâtiments de la rue de l'imprimerie, l’Évêché les met en vente par lots. Plusieurs propositions séparés d'achat des deux salles se sont alors manifestées. L'ASCCC et la conférence Jeanne d'Arc envisage la création d'une structure SCIC pour se porter acquéreur. L'ASCCC, avec le soutien d'un DLA, lance aussi une enquête auprès des cinémas d'art et d'essai des petites viles françaises pour connaître leur modèle économique.

L'établissement public foncier régional, EPFR, se porte acquéreur pour le compte de la mairie de Gap des bâtiments de l’évêché et d'une manière plus large de l'ensemble du « carré de l'imprimerie ». La mairie veut en faire un projet d'envergure de rénovation urbaine du centre ville, regroupant des logements, des commerces, des services (médicaux), des espaces culturels (dont les cinémas), et des parkings.

Une convention d'utilisation « précaire » des deux salles de cinéma est accordée à la CJA, qui peut ainsi investir dans le passage au numérique.

La mairie et l'EPFR continuent de travailler sur le projet, avec consultations publiques réduites, mise en concurrence de promoteurs privés, etc. L'ensemble du foncier du carré de l'imprimerie n'est pas encore acquis. Début 2018, aucun projet détaillé n'a été présenté au public avec un échéancier précis de mise en œuvre.

Depuis 2010, l'exploitation des deux salles de cinéma le Club et le Centre se poursuit donc comme par le passé.

L'ASCCC continue cependant à rester mobilisée car le projet « du carré de l'imprimerie » reste menaçant pour l'avenir de salles de cinémas indépendantes et de qualité en centre-ville :
  • Nous avons peu de prise sur la conception des salles de cinéma par les futurs promoteurs et la mairie.
  • Nous avons des inquiétudes sur le coût de mise à disposition des futurs équipements qui, sans une prise en charge conséquente par la mairie, peut remettre en cause le modèle économique de l'exploitation actuelle qui repose en partie sur la gratuité des locaux.
  • Malgré l'engagement du maire à trouver une solution, la poursuite de l'exploitation des cinémas pendant la durée des futurs travaux reste une question sans réponse satisfaisante.
  • Enfin, la situation de mise à disposition précaire des locaux depuis plus de 7 ans freine la CJA, exploitant des deux salles, pour investir dans l'amélioration nécessaire des salles : accès handicapés, sièges, chauffage et climatisation, etc...